Journée festive et soutien aux ROMS de Nantes

03/19/2010

ROMS et GADGÉS RENCONTRES et ÉCHANGES

Samedi 27 mars de 13h30 à 23h

Entrée libre Participation aux frais « à la chaussette »

à Indre Journée festive et débats Salle des Sports – rue de la Gare – Basse Indre (à côté groupe scolaire Jules Ferry en face de la Mairie)

Programme :

13h30 : match de foot amical jeunes indrais / jeunes roms

14h30 : accueil

15h : théâtre « Paroles à ciel ouvert » par la Compagnie « Théâtre d’ici ou d’ailleurs »

« Paroles à ciel ouvert » par la Compagnie « Théâtre d’ici ou d’ailleurs » est un bouquet drôle et émouvant de témoignages mélangeant Roms migrants de Roumanie, militants, citoyens, enseignants, personnel soignant et enfants d’ici ou d’ailleurs… Des chants traditionnels tsiganes et deux extraits du spectacle « Gadji », relatifs au génocide nazi viennent illustrer ces paroles « à cœur ouvert » dont la folle mission est de dépasser les préjugés et d’aller à la rencontre des Roms.

16h30 : table ronde « Accueillir les Roms dans l’agglomération nantaise, bien vivre ensemble » Pourquoi ? Comment ? avec la participation d’un représentant du Collectif national Romeurope, de Roms de différents terrains de l’agglomération, d’enseignant(e)s, de sociologues et de membres du Collectif nantais Romeurope ; les élu(e)s sont invité(e)s.

19h30 : soirée musicale Musique Tsigane avec

- les « Lautari Romi » du terrain de Saint Herblain

- “La chorale sans nom” (gospel, world music)

- « L’Effet Matin », musique bretonne et animation par le Cercle Celtique d’Indre ;

22h « Famille Patchounarouf », chanson festive.

Toute la journée : Restauration : galettes, crêpes bretonnes et sarmale – spécialité Rom préparée par les mères de famille roms. Expositions : réalisations d’enfants roms avec « Expressions Nomades », OPRE ROMA, Paroles de… Regards sur… les Roms migrants. Echanges culturels et partages, chants, danses, témoignages…

Collectif nantais Romeurope Locaux associatifs, 4, place la Manu – Nantes romeurope.nantes@gmail.com

Roms : un café débats et une journée festive

03/05/2010
lundi 01 mars 2010

Le collectif indrais Romsi et le collectif Rom Europe ainsi que Pativ – respect invitent les maires de l’agglomération et les habitants à un débat politique et à une soirée festive, pour une sensibilisation et une recherche de solution au problème des Roms.

Café débats, jeudi 11 mars à 18 h 30, animé par Pascal Massiot de Jet FM. Les Roms de différents terrains de l’agglomération nantaise participeront, ainsi que Samuel Delépine, géographe de l’université d’Angers, des enseignants et des sociologues : Sylvie Chapelais, Christina Chauvin, Stella Méritxell Pradier. Les vingt-quatre maires des communes de l’agglomération nantaise ont reçu une invitation.

La soirée a lieu au centre socio-éducatif de la Bernardière, rue de Dijon à Saint-Herblain. Entrée libre.

Journée festive, samedi 27 mars de 13 h 30 à 23 h, avec la participation du théâtre « Ici ou ailleurs » : représentation de « Paroles à ciel ouvert », pièce écrite à partir de dialogues recueillis sur les terrains des Roms. Préparations culinaires, chants de femmes Roms, témoignages, expositions. Des élèves de l’école des Beaux-Arts présenteront une réalisation autour de « la valise » d’enfants, depuis leur départ de Roumanie.

L’événement aura lieu dans le gymnase de Basse-Indre, près de l’école Jules-Ferry.

Le collectif Romsi invite les élus de l’agglo

03/05/2010

lundi 01 mars 2010


Actuellement implanté sur un terrain privé à Indre, un groupe de  25 familles de Roms, soutenu par un collectif, s'organise malgré des  conditions de vie précaire et un avenir incertain.</P>Indre. Régulièrement expulsés, les Roms tournent autour de Nantes. Les élus de l’agglomération n’affichent pas de position commune. Ils sont invités à une table ronde par les collectifs Romsi et Rom Europe.

Tout en maintenant leur soutien matériel aux Roms installés sur le terrain de Soferti, une vingtaine de membres du collectif indrais, avec l’aide de Rom Europe, donnent une tournure plus politique à leurs actions : « Nous avons invité les 24 maires de l’agglomération nantaise à une soirée débat, le 11 mars, pour les sensibiliser et leur présenter un projet de réponse adaptée à l’intégration des Roms. » 150 familles sont concernées. Le collectif indrais, les représentants de ROM Europe, ainsi que Stella Méritxell Pradier, membre du comité Pativ – respect, proposeront que « chaque commune prenne en charge cinq ou six familles Roms ». Jean-Luc Le Drenn, maire d’Indre, salue l’initiative. Mais qu’en pensent les autres maires ? Stella Méritxell Pradier, également sociologue, explique : « Les Roms ne sont pas des voyageurs, ce sont des sédentaires. Leur souhait, c’est de se loger et de travailler. » Mais les résistances administratives ne leur permettent pas accès à l’emploi. Ils ont fui la Roumanie et vivent en France dans l’instabilité et l’insécurité. Installés provisoirement sur un terrain privé à Indre, les parents accompagnent une vingtaine d’enfants dans les deux écoles de la commune, mais les projets de reconversion du terrain de Nantes Métropole sont en cours. Plusieurs familles sont regroupées là « par la force des choses » et devront encore partir. Elles ont compris la proposition des collectifs : « Si on ne sépare pas les membres d’une même famille, disent-elles, nous acceptons d’aller dans des communes différentes. »

En attendant les décisions politiques, les actions sociales sont à l’oeuvre. Les Roms et les collectifs invitent les Indrais et les habitants de l’agglomération nantaise à une journée festive le 27 mars dans le gymnase (lire ci-contre) « pour se connaître et se comprendre ».

Renseignements : Collectif indrais Romsi au 06 78 81 34 12, ou Stella Méritxell Pradier au 06 47 78 03 08 ; mail : stella.meritxell.pradier@gmail.com

fv

02/03/2010

Indre désarçonnée par l’arrivée soudaine des Roms samedi 31 octobre 2009 * Alina, 11 ans. Elle avait un an lorsqu’elle est arrivée à Nantes. Elle a vécu trois expulsions. Alina, 11 ans. Elle avait un an lorsqu’elle est arrivée à Nantes. Elle a vécu trois expulsions. Franck Dubray Expulsés de Nantes, 57 caravanes se sont posées dans une toute petite commune. Son maire, un homme de gauche, se demande comment les recevoir, sans mettre le feu chez lui. Il exige « d’urgence une table ronde ». Jean-Luc Le Drenn, le maire d’Indre, a veillé tard jeudi, avec son équipe. Inlassablement, ils ont tourné et retourné le problème : en fin d’après-midi, 57 caravanes expulsées du camp de Chantenay (1), à Nantes, débarquaient dans sa commune. L’une des plus petites de l’agglo, très exiguë en terme de superficie : 75 % du territoire est inondable. La population (3 700 habitants d’ordinaire) a pris presque 10 % de mieux dans la nuit. Hier, le maire était à nouveau avec les familles Roms, essayant tant bien que mal de parer au plus pressé. « J’ai interrompu mes vacances et je suis allé sur place. Ils étaient sur des terrains inondables. On leur a dit de ne pas rester. Ils sont venus là, sur ce chemin piétonnier qui mène à la Loire. » Longue allée verte et tranquille bordée de caravanes rafistolées. Alina, 11 ans, résume dans un sourire ravi l’état d’esprit général de sa petite communauté : « C’est très, très joli ici. Mieux qu’à Chantenay ! Nous les enfants, on veut aller à l’école à côté. » Problème : ils sont quatre-vingt d’âge scolaire. « Cet hiver, ce sera invivable » Le coin n’a plus rien d’idéal lorsqu’on sait qu’il est bordé, à gauche, par le terrain désaffecté d’AZF Soferti. Et à droite, par des marécages. « On leur a dit que c’était une zone dangereuse. Cet hiver, ça sera invivable. » Le commandant de gendarmerie signale un gamin perché dans un arbre. Jean-Luc Le Drenn se gratte la tête. « Comment ma responsabilité est engagée en cas d’accident ? Je ne sais pas trop… Tout est allé si vite. Jamais je n’avais imaginé qu’ils arriveraient ici. On ne pouvait pas anticiper. » C’est un fait. Indre la petite est démunie pour faire face à la situation. Sur tous les plans (école, eau, électricité, hygiène, assainissement, sécurité), les moyens manquent. Pour l’élu, un homme de gauche non encarté, ça n’est pas une raison pour mettre tous le monde dehors. « J’ai appelé la préfecture. Le directeur de cabinet m’a rappelé qu’on pouvait engager la procédure d’expulsion, en urgence… Mais ce n’est pas une solution. Où iront-ils ensuite ? Dans quelle commune ? Il faut arrêter avec cette politique de la patate chaude. » Cas de conscience : « S’ils partent demain, je ne vous cache pas que je vais gagner en tranquillité avec les riverains. Mais pas en tranquillité d’esprit. » L’urgence, selon lui, n’est pas l’expulsion : « Il faut que, très vite, l’État organise la table ronde réclamée par les associations, avec tous les protagonistes. Je sais bien qu’il faut de la fermeté, mais on ne peut pas être indifférents. » Et comment faire avec ses administrés ? Des mécontents se sont déjà manifestés. « Moi, je lance un appel à la solidarité. J’invite les Indrais à venir voir comment vivent ces gens, je suis prêt à les accompagner. » L’espoir de son équipe ? Que tout le monde se mobilise pour soutenir les familles plongées dans une extrême précarité, pour que la cohabitation soit possible. Sans que les vols de subsistance ne pourrissent les relations mutuelles. Mais 57 caravanes d’un coup sur un si petit territoire… Agnès CLERMONT.

Indre : un voeu pour les familles roms

02/03/2010

C.B.
De nombreux Indrais ont assisté à ce conseil extraordinaire, chacun ayant son opinion sur le sujet. : C.B.
Hier soir, un conseil municipal extraordinaire s’est tenu à Indre. Dans la plus petite commune de l’agglomération nantaise, ce sont en effet 47 familles roms qui se sont installées le 29 octobre dernier près du lotissement des Savonnières. Quelques heures après avoir rencontré le directeur de cabinet du préfet, Jean-Luc Le Drenn, le maire d’Indre, a fait voter un voeu pour qu’une solution durable soit trouvée pour ces familles vivant dans la précarité. “Il n’est pas question de se refiler la patate chaude” a-t-il martelé, estimant que l’expulsion ne résout rien. L’opposition, par la voix de Serge David, affirme “ne pouvoir que s’insurger devant l’expulsion de cette communauté”. Mais ajoute que “tout a ses limites même avec la meilleure volonté du monde,… Et ce n’est pas à une petite commune de 3 700 habitants de résoudre un problème qui, selon lui, est la faute du préfet et du président de Nantes métropole”.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.